GRANDS COURANTS ARTISTIQUES 3

L’ARCHITECTURE
L’étude de l’architecture indochinoise est complexe du fait de la diversité des religions. La rareté des monuments anciens, la précarité des matériaux employés, les intempéries et les destructions dues aux guerres, rendent les recherches difficiles. Le nord possède peu de monuments construits par les Chinois, en dehors de quelques tombeaux composés de chambres souterraines. Seules les « maquettes » en terre cuite de maisons, exposées dans les musées, donnent une idée de l’architecture aux temps reculés.
Archictecture impériale

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De nombreux palais ont disparu. Ceux qui sont conservés ont été restitués par la piété des fidèles, à proximité des temples (comme à Côloa ou à Hué). Colonnes et charpentes sont les bases de la construction. Les encadrements des cloisons et les panneaux sont peints ou incrustés de nacre ou de métal ; on y remarque l’abondance de poésies et de sentences ainsi que deux grands idéogrammes : « bonheur » et « longévité ». L’arête faîtière est formée de deux dragons polychromes dont les queues se redressent aux extrémités du faîtage tandis que les têtes s’affrontent au centre, séparées par un disque solaire. Le stuc est abondamment utilisé. Parfois, on y incruste des tessons de faïence ou de porcelaine (à Hué). Devant chaque palais, comme devant tout édifice religieux, se dresse un écran destiné à interdire l’entrée du bâtiment aux esprits malfaisants. Tous les édifices sont orientés vers le sud.

Architecture religieuse
Celle-ci est abondante. A la différence de l’architecture occidentale, le génie de l’architecte se déploie ici sur un plan horizontal dans le décor naturel d’un jardin. Les plus beaux monuments funéraires sont les Tombeaux des empereurs sur les bords de « la Rivière des Parfums », à Hué. Les édifices sont entourés d’un mur d’où un portique monumental s’ouvre sur une grande cour dallée. La sépulture repose sous terre, à l’abri des mauvais génies. On retrouve dans le nord l’influence du tombeau chinois des Ming ou des Qing où l’harmonie entre l’homme et son environnement est essentielle.
Architecture populaire
Dans les campagnes, au nord, l’habitat des minorités est sur pilotis tandis que la maison chinoise est construite à même le sol, constituée d’une ossature en bambou et recouverte de chaume. Elle réunit les membres d’une même famille, de génération en génération. Avant de construire la maison, il faut choisir un jour faste et un emplacement propice grâce à un géomancien ou un astrologue. La demeure comporte une salle d’honneur pour le visiteur et l’autel des ancêtres ; elle renferme généralement peu de mobilier, un métier à tisser, quelques coffres, un pilon à décortiquer le riz et un petit grenier à l’extérieur. Le jardin possède légumes et arbres fruitiers. Ce type d’habitation subsiste dans le nord du pays, peuplé de nombreuses minorités.
L’ARTISANAT
Le Vietnam a toujours été un pays rural. Dès ses origines, les populations surent maîtriser la terre cuite, fondre le bronze, cultiver le riz et contenir l’eau des rivières. Vinrent alors les mythes sur les rapports entre les hommes, sur les origines du terroir ou de l’ethnie, sur les doctrines religieuses. Le paysan se mit à tresser ses paniers, sa famille à élever des vers à soie. Ils se procurèrent sur les marchés tissus, jarres, bols, nattes en jonc, et chandeliers ou brûle-parfum pour l’autel des ancêtres, ex-voto en papier pour l’anniversaire des morts et pour la fête du Nouvel An. Dans les classes aisées, devinrent indispensables : mobilier, vaisselle, tenues d’apparat (en soie, jade, argent ou or), laque, bois précieux…
A partir du XVTF s., le Dinh devient la maison commune dans laquelle tous les artisans pouvaient donner la mesure de leurs talents, de façon anonyme.
La céramique s’épanouit à partir du XIe s., lors de la reconquête de l’indépendance nationale, avec des formes diverses, des émaux plus transparents. Le thème bouddhique du lotus revient souvent, représenté par des couronnes de pétales et des fleurs stylisées. À cette époque naissent les céladons verts, de Vân Dôn. Au XV’ s. apparaissent, encore plus perfectionnés, des objets recouverts d’un émail blanc décoré de motifs bleus. Dès lors, la céramique est exportée vers le Japon. Le plus important centre de céramique est le village de Bat Trang (à 15 km de Hanoi) qui utilise traditionnelle-ment l’argile et le kaolin ainsi que des oxydes minéraux.

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