GRANDS COURANTS ARTISTIQUES 5

LE THÉÂTRE
Le théâtre vietnamien se divise, selon les traditions, en deux catégories : hât tuông (théâtre traditionnel) et hat chèo (théâtre populaire). S’y ajoutent deux genres modernes hat cai luong (théâtre réformé) et kich noi ou thoai kich. (théâtre parlé). L’origine du « hat chèo » reste inconnue. Le hat tuong, dit classique, issu du théâtre chinois, est né au XIIIe s. Le thème principal des pièces traditionnelles est puisé dans l’histoire de la Chine alors que le répertoire populaire compte des pièces ayant trait à l’histoire du Vietnam. Le hat tuong a ses auteurs renommés tels Daô Tân tandis que les pièces populaires sont, pour la plupart, anonymes. En 1918 naît une nouvelle forme théâtrale écrite en langue populaire, le hat cai luong. Ces pièces évoquent aussi bien l’histoire du pays que la vie quotidienne.
Le théâtre parlé vit le jour en 1920 ; il eut du mal à s’imposer auprès d’un public asiatique qui ne conçoit pas une représentation théâtrale sans chants ni danses.

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LES MARIONNETTES SUR L’EAU (MUA NUOC)
C’est l’un des rares spectacles authentiquement vietnamiens auquel on puisse assister à Hanoi ou au musée d’Histoire de Saigon. Cet art, né sous le règne de la dynastie des Trân (1225- 1400), est spécifique du delta du fleuve Rouge. Le spectacle se joue sur un plan d’eau ; les manipulateurs sont cachés derrière un rideau en bambou. Les poupées, fabriquées à partir d’un bois léger, sont peintes de laque ou décorées de feuilles d’or et d’argent. Elles sont actionnées au moyen de perches ou de fils. Ce spectacle populaire s’accompagne de cris pour scander le rythme des percussions. Le répertoire est varié : chants du travail dans les rizières, rites religieux, légendes, faits historiques, etc.

LE CINÉMA
À l’époque de « l’Indochine française », les salles appartenaient à des Français alors que les cinémas populaires étaient aux mains des Chinois. Ces derniers produisirent vers 1940, à Hong Kong, Le Cimetière hanté, avec des acteurs vietnamiens. Pour la première fois, le public put entendre sa langue nationale au cinéma. Entre 1945 et 1954, plusieurs films furent tournés au Vietnam et en France, ainsi Ni daù ne noi sera tourné en Camargue dans les rizières aménagées dès 1940, par des travailleurs vietnamiens. En 1948, au nord, un service cinématographique est organisé dans les régions contrôlées par le gouvernement Hô Chi Minh. Des films d’actualités et de propagande sont présentés par des cinémas ambulants. En 1951, le premier documentaire réalisé par des cinéastes vietnamiens et chinois, Le Vietnam combattant, montre la vie quotidienne ponctuée par la guerre et la lutte des maquisards. En 1959, le premier grand film nord-vietnamien, Sur la rivière commune, qui montre des amants
séparés par la frontière, sort à Hanoi. En 1965, le Français Joris Ivens tourne Le Ciel et la Terre, un de ses meilleurs films, dans un Vietnam quotidiennement bombardé. A Saigon sont réalisées diverses productions en collaboration avec la France ou les Etats- Unis : Un Américain bien tranquille de Mankiewicz ou Mort en Fraude de Marcel Camus. Depuis 1975, le Vietnam produit une vingtaine de films par an. Les cinéastes renommés sont Lê Hoang (Les Entraîneuses) et Minh Nguyen Vô ( Gardien de buffles). C’est L’Odeur de la papaye verte, de Tran Anh Hung, en 1993, qui révéla à l’Occident un cinéma vietnamien intimiste et sensuel.

LA MUSIQUE
Musicalement, le Vietnam se rattache à une famille regroupant la Chine, la Corée et le Japon. Cependant, par sa situation géographique et son contact avec la civilisation indienne, le Vietnam s’est enrichi de modes et de rythmes élaborés. Rappelons que la langue vietnamienne comporte diverses inflexions tonales. Plusieurs catégories de musiques se sont ainsi développées.

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