UN PAYS D’EAU ET DE MONTAGNES 2

La diaspora vietnamienne
Plus de 3 millions de Vietnamiens vivent hors de leur pays. Leur exode a commencé au XIIIe siècle, sous la dynastie des Ly, lorsque les populations fuirent vers le sud à la suite de massacres ordonnés par le général Trân Thu Dô.
Durant les deux guerres mondiales, de nombreux Vietnamiens travaillèrent dans l’industrie d’armement et firent leur service militaire, d’autres vinrent en France pour leurs études et s’y fixèrent. Entre 1954 et 1965, ce fut la fuite vers la France tandis qu’un million de réfugiés du nord du Vietnam demandait asile au sud.
Après la chute de Saigon, en 1975, et la réunification du pays sous un régime communiste, des dizaines de milliers de Vietnamiens tentèrent de se réfugier à l’étranger. La mer fut souvent le linceul des « boat people ». Parmi les pays d’accueil, en 1977, les États-Unis furent les premiers à recevoir chaque mois
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des rescapés. L’Australie en recueillit 200 000 ; la France donna asile à 40 000 réfugiés.

UNE ÉCONOMIE DIVERSIFIÉE
Si la nouvelle constitution adoptée par l’Assemblée en 1992 confirme le socialisme dans les lignes de son idéologie, le Vietnam a choisi une économie de marché.
L’agriculture dépend du domaine privé ; la principale culture est le riz (les rizières occupent 50 % des terres cultivées) qui nourrit la population. D’autres cultures, comme le manioc, le maïs ou les patates douces, sont d’un rendement moyen. L’hévéa (qui fournit le latex) constitue la première culture commerciale du pays.
La pêche occupe également une place de choix car sa production représente 13 kilos par habitant (16 pour la France). Le Vietnam est le 6e exportateur mondial de crevettes. La balance agricole est devenue excédentaire depuis la fin des années 1980 et le Vietnam subvient aux besoins de sa population.
Le pays dispose de diverses ressources minières : charbon et hydrocarbures, dont la production augmente de façon constante. Le Vietnam est le plus grand fournisseur de ferraille au monde, spécialité qu’il a acquise grâce… à la fonte du matériel de guerre. Il est rapidement devenu 2e exportateur mondial de café (robusta), 3‘ exportateur mondial de riz et de poivre, 7‘ exportateur mondial de thé.
Les communications bénéficient de l’aide d’Alcatel et de France Telecom. Le secteur des transports reste à développer. Le réseau ferroviaire, limité à la ligne Flanoi-FIô Chi Minh-Ville (1 730 km), est vétuste. Les routes sont étroites, l’autoroute Hô Chi Minh qui traverse trente villes et provinces reste à construire. Les 4/5e du transport intérieur de marchandises s’effectuent par voie fluviale (11 000 km de fleuves navigables) ou maritime (2 700 km).
La présence de la France au Vietnam. Avec 24 millions de dollars sur 23 projets, la France n’est pas le premier investisseur occidental au Vietnam. Elle est devancée par les Pays Bas (33 millions de dollars pour 10 projets) et le Danemark (27 millions de dollars pour 9 projets). La présence française s’est renforcée dans le domaine de l’enseignement et de la formation professionnelle. L’ouverture d’une Alliance française à Hanoi, en 1993, a favorisé la francophonie et permis l’enseignement de notre langue qui est à égalité avec l’anglais, dans les centres de formation de cadres économiques et financiers.

LA MÉDECINE TRADITIONNELLE
La médecine traditionnelle est encore pratiquée. Elle est fondée sur deux principes complémentaires que sont le Yang (masculin ou Duong) et le Yin (féminin ou Am). Si l’un des pôles est faible, on le revitalise par des massages (comme la réflexologie). Les Vietnamiens utilisent pour les douleurs un onguent mentholé (semblable au baume du tigre chinois), le dau con cop. Les pharmacies regorgent de remèdes d’origine animale (peau de crapaud, sang de serpent…) et végétale (eucalyptus, gingembre, citronnelle…).
Autrefois, après diagnostic de la maladie d’après les deux pouls, le médecin établissait une ordonnance à base de plantes médicinales ou de déchets d’animaux. Les produits achetés dans une herboristerie étaient broyés dans un pilon. On trouvait principalement le ginseng ou la gelée de corne de cerf cuite. Le bois d’aloès, utilisé dans la liturgie bouddhique, est également employé comme remède contre les troubles intestinaux.
La thérapeutique emploie toujours les moxa à base d’armoise. La branche d’armoise est brûlée au contact de la peau à certains endroits, les effets étant comparables à l’acupuncture. Cette méthode est utilisée au Vietnam depuis le IIIe siècle, tandis que la médecine chinoise ne fut introduite qu’au x’ siècle.

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